Employés

You are here

Les initiatives relatives aux aliments traditionnels et aux collectivités en santé sont jugées essentielles à la sécurité alimentaire

24 janvier 2013 

IQALUIT, Nunavut (24 janvier 2013) – Les initiatives relatives à l’accès aux aliments traditionnels et aux collectivités en santé ont été jugées essentielles par plus de 100 personnes, qui se sont réunies cette semaine à Iqaluit pour discuter de la sécurité alimentaire. La séance de trois jours prend fin aujourd’hui, et les participants en repartent avec l’espoir d’un avenir meilleur pour tous les Nunavummiut.

Les participants à ce symposium, qui représentent le gouvernement, des organismes inuit, des organisations non gouvernementales, des détaillants et des groupes communautaires, reconnaissent l’importance de toutes les initiatives communautaires qui abordent la question de l’insécurité alimentaire, notamment en offrant des programmes de petits-déjeuners soutenants aux enfants du Nunavut.

« Voir tous ces gens réunis pour résoudre un des problèmes les plus préoccupants du Nunavut, c’est très emballant, a déclaré la première ministre, Eva Aariak. Le gouvernement du Nunavut est fier de participer à ce processus et maintient son engagement à faire de la sécurité alimentaire une de ses priorités et à collaborer avec ses partenaires pour faire changer les choses. »

« Nous sommes impatients de mettre en oeuvre une stratégie élaborée au Nunavut, pour les Nunavummiut, a déclaré la présidente de la Nunavut Tunngavik Incorporated, Cathy Towtongie. La Nunavut Tunngavik Incorporated appuie totalement ce projet et jouera un rôle déterminant dans l’élaboration de cette stratégie, puisqu’elle copréside la Coalition sur la sécurité alimentaire du Nunavut. »

Lors de la séance de clôture du symposium, il a été question des priorités (voir la pièce jointe) que la Coalition sur la sécurité alimentaire du Nunavut souhaite inclure dans la stratégie en fonction des commentaires et des directives qui ont été formulés cette semaine lors du symposium.

Pièce jointe : Symposium sur la sécurité alimentaire au Nunavut : priorités d’action

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec :



Pam Coulter 

Directrice des communications 

Exécutif et Affaires intergouvernementales 

Gouvernement du Nunavut 

867 975-6049 

pcoulter2@gov.nu.ca



PJ Akeeagok 

Directeur adjoint des communications

Département des services ministériels Nunavut Tunngavik Inc. 

Tél. : 867 975-4939 Cell. : 867 222-1821 

Sans frais : 1-888-646-0006 

www.tunngavik.com



Symposium sur la sécurité alimentaire au Nunavut : priorités d’action

Thème 1 : Accès aux aliments traditionnels

Transmission des aptitudes traditionnelles aux générations futures

1) Renforcer la maîtrise de l’inuktitut est primordial pour permettre aux aînés de transmettre leurs connaissances aux jeunes.

2) Favoriser la transmission des aptitudes traditionnelles au moyen de méthodes officielles (p. ex. l’école) et non officielles (p. ex. le mentorat).

Accessibilité des produits de la faune comme source alimentaire

1. Veiller au maintien de l’équilibre entre les besoins des Nunavummiut et les principes de conservation se rapportant aux activités de chasse et de pêche.

2. Reconnaître l’utilité des réseaux de partage entre les collectivités pour contrer les pénuries ou les surplus de produits de la faune à l’échelle locale.

3. Changer les préférences alimentaires (rendre « appétissant » ce qui, à première vue, ne l’est pas), consommer davantage d’espèces locales (p. ex. le buccin, le phoque du Groenland et le flétan), et utiliser toutes les parties de l’animal (p. ex. la viande de baleine et les os).

4. Combler les lacunes dans les connaissances par des recherches culturellement adaptées sur la faune qui font appel tant aux connaissances traditionnelles qu’aux connaissances scientifiques, et ce, pour veiller à ce que les niveaux de chasse et de pêche favorisent le développement durable.

Augmenter le partage des aliments dans les collectivités grâce à des réseaux non officiels

1) Encourager le partage par des réseaux non officiels, une pratique qui avait cours autrefois et qui est toujours en vigueur (p. ex. par l’entremise de communiqués à la radio ou de repas communautaires).

2) Appuyer les collectivités dans l’utilisation adéquate des fonds destinés à l’accès aux aliments traditionnels (p. ex. le Programme d’aide à la récolte au Nunavut et le Programme de distribution d’aliments traditionnels).

3) Ajouter un volet « partage » aux programmes d’aide aux chasseurs (p. ex. les bénéficiaires auraient à démontrer qu’ils contribuent à la sécurité alimentaire en fournissant des aliments traditionnels aux aînés et aux autres personnes dans le besoin).

Accès commercial durable aux aliments traditionnels

1. Envisager la commercialisation durable des aliments traditionnels tout en veillant à appuyer aussi le partage traditionnel et à assurer la disponibilité de ces aliments pour les groupes qui en ont le plus besoin (p. ex. les aînés et les mères célibataires).

2. Rediriger les produits alimentaires actuellement exportés (p. ex. le flétan) vers les marchés locaux.

3. Trouver des moyens de rendre accessibles les aliments traditionnels en magasin, à des prix abordables (préciser les exigences en matière d’inspection).

4. Améliorer l’infrastructure communautaire pour permettre aux chasseurs de conserver, de préparer, de partager et de vendre les produits de leur chasse.

5. Envisager l’octroi de subventions à la sécurité alimentaire dans les usines de transformation de la viande et du poisson.

6. Trouver d’autres moyens pour que les chasseurs soient indemnisés (titre professionnel, rémunération et avantages).

Thème 2 : Accès aux aliments en magasin

1. Entretenir des liens avec les détaillants du Nunavut, qui sont des partenaires importants de la sécurité alimentaire, et inclure leurs initiatives individuelles dans une stratégie conjointe.

2. Poursuivre la promotion de la saine alimentation en magasin, notamment par les programmes de promotion de recettes et les dégustations d’aliments actuellement offerts dans les commerces ou qui devraient l’être bientôt.

3. Vérifier régulièrement le prix du panier à provisions nutritif et le comparer aux allocations alimentaires versées à titre de soutien au revenu (outil d’intervention).

4. Continuer d’explorer la possibilité de rendre accessibles les aliments traditionnels en magasin, à des prix abordables.

Thème 3 : Politiques et réglementation

1) Envisager des mesures législatives pour protéger l’économie traditionnelle.

2) Appuyer la création d’une loi sur les dons d’aliments au Nunavut.

3) Examiner l’équité des politiques, des règlements et des subventions existants dans l’ensemble des collectivités.

4) Favoriser l’autonomie chez les bénéficiaires du soutien au revenu.

5) Envisager des réformes du soutien au revenu, l’indexation des pensions et tout autre mécanisme qui permettrait de garantir un revenu adéquat.

Thème 4 : Habiletés de vie

1. Partager et promouvoir le matériel pédagogique existant. Trouver une façon de favoriser le partage du matériel pédagogique entre les organismes, les responsables des programmes d’apprentissage et le public.

2. Rédiger du matériel pédagogique de base. Rédiger du matériel pédagogique de base sur les principaux domaines de développement des compétences (consommation d’aliments, budget, planification alimentaire, et alimentation des nourrissons et des enfants) pour aider les enseignants et les éducateurs lors de l’application des divers programmes dans différents cadres (cadres formels, comme l’école et le collège, et cadres informels, comme les groupes communautaires).

3. Encourager la création d’un réseau d’enseignants et d’éducateurs. Favoriser la création d’un réseau de gens qui participent au développement des habiletés de vie associées à la sécurité alimentaire, notamment des experts du contenu et des enseignants et éducateurs officiels et non officiels.

4. Inclure des compétences et des connaissances en matière d’alimentation dans d’autres programmes. Appuyer les enseignants et les éducateurs pour qu’ils incluent le développement de compétences et de connaissances en matière d’alimentation dans leurs programmes, notamment en fournissant des ressources, de la formation et du soutien.

5. Inclure la langue, la lecture, l’écriture et d’autres compétences essentielles dans les programmes de développement des compétences en matière alimentaire. Inclure la langue, la lecture, l’écriture et d’autres compétences essentielles dans les programmes d’apprentissage et les ressources relatives à la sécurité alimentaire pour que des changements durables soient apportés et pour favoriser l’autosuffisance.

6. Offrir davantage de programmes de développement des compétences aux enfants et aux adultes. Offrir des programmes comme le Programme canadien de nutrition prénatale (PCNP) et des cours d’économie familiale dans des cadres formels (collèges et écoles) et informels (groupes communautaires).

Thème 5 : Production alimentaire locale

1. Faire connaître les idées novatrices aux diverses communautés du Nunavut, comme le compostage communautaire et les autres façons de réutiliser ce que nous avons déjà.

2. Évaluer la viabilité financière des programmes de culture en serre et des autres programmes de production alimentaire qui pourraient être offerts au Nunavut.

3. Équiper les gens pour faire pousser des fruits et des légumes en leur donnant de l’information sur ce qui se fait ailleurs.

Thème 6 : Programmes et initiatives collectives

Favoriser les programmes de petits-déjeuners

1. Créer des programmes de petits-déjeuners soutenants pour les enfants de toutes les collectivités.

2. Faire participer les parents et les membres de la collectivité aux programmes alimentaires dans les écoles.

Initiatives collectives ciblées de lutte contre l’insécurité alimentaire aiguë (urgente)

1. Préparer des outils pour les banques alimentaires, les soupes populaires, les paniers alimentaires et les programmes de dîners collectifs.

Grandes initiatives collectives

1. Appuyer les réseaux collectifs et le bénévolat.

2. Évaluer les avantages et les lacunes des collectivités en matière de sécurité alimentaire.

3. Mettre sur pied, dans les collectivités, des services comme des cuisines collectives et des centres d’alimentation multifonctionnels.