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Bâtir notre infrastructure

Bâtir notre infrastructure

Le Nunavut couvre un territoire de près de deux millions de kilomètres carrés où vivent plus de 33 000 personnes dans 25 collectivités dont la population varie de 130 à 6 699.

Infrastructure communautaire

Le Nunavut compte 25 collectivités dispersées sur un territoire arctique qui couvre vingt pour cent de la superficie du Canada. Offrir une infrastructure municipale aux collectivités du Nunavut, qui soutienne leurs besoins sociaux, culturels, environnementaux et économiques, s’avère une tâche ambitieuse. En effet, les vastes distances, les populations en croissance, les coûts de construction élevés et l’impossibilité de partager les services représentent de grandes difficultés à surmonter pour bâtir cette infrastructure.

Bien que ce soit un défi, le gouvernement du Nunavut (GDN) s’est engagé à offrir des programmes et des services essentiels à toutes les collectivités. Pour y parvenir, il compte sur le développement et la mise en application continus des Plans intégrés pour la durabilité des collectivités (PIDC). Dans le cadre de ces plans, les collectivités déterminent les investissements d’infrastructure à court et à long terme qui leur permettent de devenir durables et en santé. Les PIDC sont des documents « vivants » qui évoluent avec la collectivité et veillent à ce que sa croissance témoigne de la vision et des besoins de tous ses citoyens.

Routes

Aucune route ne relie entre elles les collectivités du Nunavut. À l’intérieur des collectivités, la plupart des routes ne sont pas pavées. Le GDN explore la possibilité de construire des routes pour relier le nord au reste du Canada. Parmi les options à l’étude, on envisage une route toutes saisons qui établirait le lien entre la région de Kivalliq et le Manitoba.

Ports

Le Nunavut possède peu d’infrastructures maritimes. Le Nunavut a le plus long littoral de toute province ou de tout territoire au Canada et toutes ses collectivités, à l’exception d’une seule, sont situées sur la côte. Dans ce contexte, l’absence d’infrastructure entrave la capacité du territoire à développer son économie et son industrie de la pêche et à renforcer son autonomie.

Aéroports

En l’absence d’infrastructure routière et maritime, ce sont les liaisons aériennes qui fournissent au Nunavut un lien vital avec le sud. Bien qu’il y ait une piste d’atterrissage dans chaque collectivité, les plus petites d’entre elles se trouvent limitées quant au nombre et à la taille des avions qu’elles peuvent recevoir. Avec l’aide du gouvernement du Canada, le Nunavut investit dans l’infrastructure aéroportuaire aux aéroports locaux et explore des options pour accroître la capacité de l’aéroport d’Iqaluit, une porte d’entrée importante pour le territoire.

Gestion de l’eau, du traitement des eaux usées et des déchets 

De l’eau propre et une gestion efficace des déchets sont des éléments essentiels d’une collectivité en santé. Le GDN investit dans les services municipaux de base qui procurent aux collectivités l’accès à des sources d’eau potable sécuritaires, à des eaux usées traitées ayant un impact minimal sur l’environnement et à des installations de traitement de déchets solides qui ont recours aux meilleures pratiques de gestion des déchets.

Le GDN veille à ce qu’une infrastructure appropriée soit en place et que les services municipaux de base soient offerts de manière efficace dans les collectivités. Une étude sur la gestion des déchets solides a été effectuée récemment et présente au GDN une orientation quant aux meilleures pratiques de conception et de gestion d’installations de traitement de déchets solides. De plus, le GDN planifie actuellement une initiative à long terme qui a pour but d’étudier la création de réseaux d’assainissement dans des conditions nordiques. Cette initiative vise à trouver des solutions technologiques et de gestion simples qui garantiront le traitement efficace des eaux usées.

Réseaux de communication à grande vitesse

Le Nunavut dépend exclusivement des réseaux à satellite pour répondre à ses besoins de connectivité. La vaste étendue géographique et les conditions arctiques du territoire posent de sérieux défis à la construction d’une infrastructure de communication terrestre. C’est pourquoi le Nunavut dépend des services par satellite déjà établis pour sa connectivité. 

Il y a des limitations et des conséquences financières à envisager pour offrir un service de bande passante satellitaire. Pour assurer son développement social et économique, le Nunavut a besoin d’un réseau de télécommunication à grande vitesse fiable et abordable qui rende les communications possible. Le GDN a déjà adopté des approches d’avant-garde pour la prestation de programmes par l’entremise de communications à grande vitesse. Le système de télésanté, par exemple, utilise la vidéo-téléconférence pour les échanges entre les médecins et les centres de santé. L’accès aux services à large bande est disponible dans toutes les collectivités du Nunavut.

Énergie

Le Nunavut dépend entièrement des produits pétroliers importés pour combler ses besoins de consommation quotidienne. Les quatre principaux produits importés sont les suivants : 114 millions de litres de carburant diesel P50 pour le chauffage, 33,4 millions de litres de carburant diesel pour la production d’électricité, 17,8 millions de litres d’essence pour les véhicules et 43,8 millions de litres de carburant aviation pour les aéronefs. Les produits pétroliers sont livrés aux collectivités au cours de l’été et stockés dans des réservoirs pour distribution et utilisation tout au long de l’année. 

Le GDN paie sa consommation d’énergie en tant que consommateur et par le biais de subventions aux Nunavummiut. Une partie importante du budget du GDN est allouée à l’énergie.

La stratégie énergétique du GDN énonce plusieurs mesures visant à contrôler les coûts, réduire la consommation et promouvoir une plus grande autonomie énergétique. Parmi ces mesures, on retrouve l’exploration d’autres sources d’énergie à grande échelle, comme la production d’énergie électrique, et la production d’énergie solaire et éolienne à plus petite échelle. En dernier lieu, le GDN examine des projets de conservation d’énergie qui permettraient de réduire la consommation d’énergie et la dépendance au pétrole dans son ensemble. 

 

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